L’environnement des structures gestionnaires et des établissements sociaux et médico-sociaux est en pleine évolution et se trouve confronté  à un phénomène  de concentration qui s’amplifie au regard des contraintes financières du secteur. Bon nombre d’acteurs ont bien compris qu’une coopération choisie aujourd’hui est certainement plus bénéfique qu’une coopération imposée demain !
Les associations doivent garder à l’esprit la nécessité de dérouler à la fois une réflexion politique et stratégique tout en l’accompagnant d’une opération technique visant à faire évoluer le mode d’organisation et le fonctionnement des activités opérationnelles.

Pour plus d’informations, consultez notre offre d’accompagnement aux coopérations territoriales.

Réussir ses coopérations territoriales

Notre longue expérience des processus de coopération au bénéfice des acteurs associatifs nous permet de vous faire partager les principaux facteurs clés de succès de tels rapprochements.

Si coopérer est une nécessité pour une grande partie des acteurs, coopérer n’est pas inné pour les associations tant pour celles qui sont dans une réflexion préalable que celles qui vivent une réelle mise en situation. Coopérer ne se décrète pas et nécessite de construire une véritable relation de confiance et demande un temps certain pour la mise en œuvre des processus.

Il est rappelé l’importance d’élaborer/actualiser le projet associatif et des orientations stratégiques pour les confronter à celles de son partenaire. Le projet associatif est une opportunité pour les structures de se pencher sur leur pacte fondateur et d’accroître leur capacité d’agir (nouveaux publics, nouvelles activités) pour s’adapter aux évolutions de la société et aux mutations économiques

Une démarche proactive de la gouvernance vis-à-vis de partenaires éventuels est un atout fort vis-à-vis des coopérations (coopération choisie). La connaissance des enjeux, la vision politique des dirigeants associatifs, la volonté et la capacité à agir sont des qualités nécessaires dans ses processus. Il est également important de rappeler que la confiance entre partenaires prend du temps, beaucoup de temps parfois ! Le respect des différences permet de construire un socle durable.

Le Binôme Direction / Président reste un vecteur fondamental de la réussite d’un projet de coopération. La clarification du rôle de chacun dans le processus est indispensable. Toutefois, il y a lieu de ne pas négliger non plus le rôle des administrateurs qui peuvent avoir un rôle décisif dans de tels processus selon leur antériorité dans la vie associative de la structure.

Les acteurs impliqués, tant dans des opérations de mutualisation dites «  coopération par le bas » que ceux impliqués dans des projets plus stratégiques appelées « coopération par le haut », rappellent l’importance donnée au contenu du projet avant toute approche juridique. A ce titre, il est rappelé que le projet de coopération permet de créer de l’innovation sociale dans un secteur qui est en plus contraint et où les marges de manœuvre sont faibles.

Les processus de coopération engagés nécessitent une connaissance préalable de sa propre organisation de manière à appréhender, comprendre et anticiper les étapes à venir. Un audit externe préalable visant à faire l’état des lieux des forces, des faiblesses, menaces et opportunités de son organisation face à un processus de coopération s’avère souvent précieux.

L’appui sur une méthodologie de projet ainsi que la maîtrise d’outils d’aide à la décision pour s’assurer de la réussite du processus de coopération est indispensable dans la phase de mise en œuvre. Les acteurs concernés rappellent l’importance de l’appel à un tiers extérieur aux structures en présence pour éviter des phénomènes de « yo yo » préjudiciables à la réussite des projets.

Les acteurs impliqués rappellent l’importance du choix de supports juridiques adaptés et évolutifs au service du projet de coopération, la formalisation juridique étant une étape ultime. La connaissance de la boîte à outil des différents modes de contractualisation, qu’ils soient juridiques ou non, est un atout supplémentaire qui permet par ailleurs de mettre le processus de coopération dans un processus dynamique et évolutif.

Les enjeux humains sont au cœur de tout projet de coopération et les changements de gouvernance amènent tant pour les administrateurs que pour les salariés, un certain nombre de remises en cause qui sont autant de freins au changement :

  • La perte de statut social, la cession de patrimoine,
  • La perte d’identité, la peur de ne pas être reconnu,
  • La remise en cause des usages et des avantages sociaux,
  • Le changement d’échelle et la multiplicité des lieux de travail.

La prise en compte et l’accompagnement de l’ensemble de ces facteurs est capitale pour que le projet de coopération puisse se déployer sous les meilleurs auspices.

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